TORDRE LE COU AUX IDÉES REÇUES

Il est normal de se poser des questions sur le projet d’implantation de la centrale entre Noirmoutier et Yeu.

C’est un sujet complexe qui est plus vaste que la simple décision d’être "Pour ou Contre".

Avant de vous positionner, et en guise d’introduction, nous vous proposons d’aborder rapidement quelques sujets les plus fréquemment soulevés. Pour approfondir et obtenir des informations supplémentaires, visitez le reste de notre site.

« L’ÉNERGIE ÉOLIENNE EST UNE ÉNERGIE VERTE, C'EST UNE ÉNERGIE PROPRE ! »

On a tous envie d’y croire. Mais hélas non. La seule énergie propre, c'est celle que nous ne consommons pas. L’implantation de la centrale éolienne aurait de nombreux impacts sur l’environnement (ils sont détaillés dans notre site) et elle serait également une source de pollution de l’eau. 

« L’ÉNERGIE ÉOLIENNE EST UNE ÉNERGIE GRATUITE PARCE QUE LE VENT EST GRATUIT »

Si seulement ! Le vent est peut-être gratuit mais les installations pour le capter, le transformer en électricité et le transporter coûtent beaucoup d’argent. Pour des machines qui ne produisent que pendant 30% du temps environ (21,7% en 2016 sur le territoire français) ! Quand, en plus, dans le cas de la centrale des deux îles, le prix concédé par contrat au consortium est d’environ 220 euros du MWh, c’est probablement une des énergies les plus chères au monde !

Pour en savoir plus, consultez sur notre site Un projet dément/Parlons argent/Le prix du MWh exorbitant et incompréhensible.

« LE DÉVELOPPEMENT DE LA CENTRALE NO & YE VA FAIRE BAISSER LE PRIX DE LA FACTURE D'ÉLECTRICITÉ »

Non, au contraire ! L ‘État s’est engagé à acheter en priorité les énergies renouvelables produites. Pour la centrale NO & YE, c’est au prix fort de 220€ du MWh : C’est au moins 3 fois plus cher que l’énergie éolienne produite dans d’autres pays par des centrales similaires, c’est à dire utilisant une technologie "plantée", aujourd’hui obsolète. Et la facture sera réglée par nous, en tant que consommateurs et contribuables. Notre facture, qui a déjà commencé à grimper, va donc exploser dans les années à venir .

Pour en savoir plus, lisez :  article de Luc Lenoir du Figaro

« LES ÉOLIENNES C'EST JOLI ET C'EST BON POUR L'ENVIRONNEMENT, EN PLUS

ON DIRAIT DES FLEURS  ! »

Tous les goûts sont dans la nature et on peut tout à fait apprécier le design des éoliennes. Ça ne se discute pas.

En revanche, il faut être réaliste sur leur construction, leur entretien, leur fonctionnement. Ces gigantesques éoliennes entre nos deux îles ne vont ni tomber du ciel ni pousser dans la mer. Ce sont des machines d’acier qu’il faudra construire pendant 2 à 5 ans puis entretenir pendant les périodes de mer calme, c’est à dire surtout en été.

On parle de l’industrialisation de nos îles jusqu’à aujourd’hui préservées. On parle camions, hélicoptères, nuisances en tout genre. 

Exit la nature, vive l’industrie.

À ce sujet, le consortium préfère carrément vanter les mérites du "tourisme industriel". C’est dire !

« LES ÉOLIENNES DE NO & YE PRODUIRONT DE L'ÉNERGIE 90% DU TEMPS »

Sûrement pas ! Cependant on peut lire dans les tracts distribués par le consortium que les "éoliennes tournent 90 % du temps". Oui, elles "tournent" mais elles ne produisent pas pour autant. Pas quand le vent est trop faible, ni quand il est trop fort. En réalité, elle produisent au plus 30 % du temps (en moyenne 21,7% du temps, chiffres 2016).

La conséquence ?

Une éolienne de 8MGW (comme celles prévues par SIEMENS dans la centrale entre NO & YE) ne produirait en réalité, en moyenne que 2,4 MGW, tout au plus. C’est pourquoi il faut bien distinguer la puissance "installée" de la puissance "réelle".

« LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, C’EST DRAMATIQUE !

IL NOUS FAUT DES ÉOLIENNES POUR LUTTER CONTRE ! »

Oui, c’est dramatique. Lutter contre le réchauffement climatique revient à produire moins de CO2. Les éoliennes sont une source d’énergie renouvelable qui n’émet pas de CO2. Et ça, c’est excellent. En revanche leur production est intermittente : c’est à dire qu’elles cessent de produire en l’absence de vent ou par vent trop faible. Et on a besoin d’électricité en continu. Aujourd’hui les éoliennes comme celles prévues pour le site de NO & YE ne produiraient en moyenne que 30% du temps Il faudrait donc « compenser » pendant les 70% du temps restants avec d’autres énergies qui, elles, produisent du CO2 comme le gaz ou le charbon. Pas si simple…

Et pour aller plus loin sur le lien entre le 100% renouvelable et la transition énergétique, cliquez ici.

« POURQUOI S’OPPOSER AUX ÉOLIENNES ENTRE NO & YE ? VOUS PRÉFÉREZ UNE CENTRALE NUCLÉAIRE ? »

Tout d’abord, respirons, il n’y a pas de projet de centrale nucléaire entre Noirmoutier et Yeu. Le choix n’est donc pas à faire. Et tant mieux.

 

Et puis, nous aussi nous préférons les énergies renouvelables au nucléaireNous sommes pour le développement des énergies renouvelables mais pas n’importe quoi, n’importe comment. Nous demandons à chercher ensemble la moins mauvaise des solutions pour l’environnement et les citoyens des îles. Pas la plus lucrative pour le constructeur, les élus ou l’État !

Il n’y a pas eu à ce jour de concertation avec la population, pas d’alternative envisagée. 

« MAIS QUAND MÊME, SI VOUS ÊTES CONTRE LE PROJET DE CENTRALE ÉOLIENNE ENTRE NO & YE,

C’EST QUE VOUS ÊTES  FORCÉMENT PRO-NUCLÉAIRE »

Non. Il est possible d’être contre ce projet - Nous détaillons largement les arguments écologiques et économiques dans notre site, c’est ce qui nous amène à cette position - et pour autant ne pas être à la solde des lobbys nucléaires !

D'ailleurs, la plupart des promoteurs éoliens, et c’est le cas d’ENGIE du consortium pour l’implantation de la centrale entre NO et YE ont des intérêts dans le nucléaire !

 

Pour comprendre que le positionnement n’est pas aussi binaire, nous vous conseillons de lire l’article de Médiapart sur le sujet.

« VOTRE OPPOSITION EST ÉGOÏSTE, PENSEZ À VOS ENFANTS ET AU MONDE QUE VOUS LEUR LAISSEREZ  ! »

Justement, nous pensons aux générations futures ! Il ne s’agit pas de refuser la nécessaire transition énergétique mais de se poser une simple question : ​

Doit-on se précipiter les yeux fermés dans le saccage à tout jamais de la biodiversité, de nos ressources alimentaires, de nos paysages, de nos activités traditionnelles pour faire la fortune d’un consortium qui laissera derrière lui une gigantesque friche industrielle sans même tenir ses promesses d’améliorer le sort la planète ? Ce sacrifice semble bien inutile. 

Nous proposons de prendre le temps de regarder en concertation quelles alternatives s’offrent à nous tous aujourd’hui. Nous proposons de ne pas être le jouet d’intérêts financiers de grandes entreprises peu regardantes du caractère destructeur de leur construction. Car le projet de centrale entre NO & YE est un projet qui a plus de 10 ans (et pas seulement à cause des recours !) et il est obsolète au regard des avancées technologiques. Des pistes sont intéressantes, comme l’éolien flottant qui permet d’envisager du véritable Off-shore, à plus de 50km des côtes françaises, plus productif et moins dommageable pour l’environnement et l’économie locale.

 

Pour en savoir plus sur l'alternative de l’éolien flottant, cliquez ici.

 

Les solutions autour de l’énergie solaire constituent aussi une alternative sur nos îles qui bénéficient d’un ensoleillement particulièrement élevé. Il faudrait également apprendre à réduire intelligemment notre consommation d’énergie. Investir dans la recherche, notamment autour de l’hydrolien. Pourquoi se précipiter et tout saccager à jamais avec une solution qui, on le sait, n’en n’est pas une ?

« ET VOUS PROPOSEZ QUOI ? »

« LA FRANCE N’A TOUJOURS PAS D’ÉOLIEN OFF-SHORE,

C’EST LA FAUTE DES RECOURS DES OPPOSANTS AUX PROJETS ! »

D’abord, qu’est-ce qu’on appelle "Off-shore" ? Si c’est à plus de 40 ou 50km des côtes, comme dans le cas des plateformes pétrolières du même nom, alors la France n’a, aujourd’hui, AUCUN projet éolien Off-shore.

La France a des projets éoliens côtiers sur tout le littoral Atlantique et de la Manche. Et ça fait toute la différence.

L’État français, il y a dix ans a déterminé des zones d’implantation sur la base unique d’observations géologiques (zones de hauts fonds) en fonction d’une technologie ne permettant pas de faire autrement, à l’époque. Aucune considération n’a été accordée à l’environnement et aux économies locales existantes. Trop près des côtes, ces projets suscitent le rejet des populations qui voient en l’industrialisation de leur littoral, non pas une activité supplémentaire mais bien la destruction des activités traditionnelles existantes. Celles qui les font vivre aujourd’hui, comme la pêche et le tourisme. Alors oui, ils font des recours, ils dépensent sans compter énergie, temps et argent pour sauver les territoires qui leur tiennent à cœur.

Vous souhaitez en savoir d’avantage ? Bonne visite sur le reste de notre site !

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